En Belgique, 1 personne sur 7 vit sous le seuil de pauvreté. Cela signifie que des individus rencontrent des difficultés pour payer leur logement, leurs factures, leurs soins médicaux… mais surtout, pour se nourrir. Il existe en Belgique ce que l’on appelle « l’aide alimentaire ». Infor Jeunes t’en parle dans ce billet.

L'aide alimentaire se décline en trois systèmes :

1) Les banques alimentaires (colis)

Les banques alimentaires récoltent des vivres de différentes manières via des entreprises agroalimentaires, des surplus de l’Union européenne, de la grande distribution, des criées et  des collectes. Ensuite, elles trient les denrées récoltées et réalisent des colis. Ceux-ci seront distribués par les différentes associations qui se chargeront de les faire parvenir aux personnes qui en ont besoin.
Les personnes qui travaillent dans les banques alimentaires sont en général exclusivement bénévoles ;  seulement quelques travailleurs sont véritablement employées grâce aux aides à l’emploi et en font leur métier. Malgré le coût salarial peu élevé, voire non existant, une banque alimentaire a besoin d’argent pour payer le loyer des entrepôts, les frigos, le transport des aliments… Cet argent provient uniquement de dons. Les banques alimentaires ne reçoivent aucun subside pour garder une certaine indépendance vis-à-vis du pouvoir politique.

2) Les épiceries sociales

Les épiceries sociales ont pour objectif d'aider les bénéficiaires à mieux gérer leur budget alimentaire et leur permettre l’accès à des aliments qui permettent de s’alimenter de façon équilibrée. Les épiceries sociales sont généralement créées par les CPAS, les sections de la Croix-Rouge et les ASBL qui offrent une aide alimentaire.
L’idée est de pouvoir acheter des produits alimentaires et des produits d’hygiène de qualité à un prix inférieur au prix du marché.

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Malheureusement, les épiceries sociales ne sont pas destinées à tous. En effet, pour en bénéficier, il ne faut pas gagner plus qu’un certain revenu et il faut être domicilié dans la commune où se trouve l’épicerie sociale. Or, toutes les communes n’en disposent pas.

3) Les restaurants sociaux

Les restaurants sociaux favorisent la réinsertion sociale des personnes précarisées en leur permettant de bénéficier de repas à un coût réduit et de trouver du contact social. L’objectif est de responsabiliser les personnes en situation de précarité en leur donnant les moyens de participer aux frais d’un repas. Dans certains cas, le fait de pouvoir payer son repas aide les personnes à retrouver une certaine dignité et à retrouver de l’espoir dans des situations parfois dramatiques.

Comment en bénéficier ?

C’est au CPAS qu’il faut s’adresser. Pour y avoir accès, il existe des critères d’octroi. Le travailleur social peut demander au futur bénéficiaire de fournir quelques informations comme ses revenus, sa composition de ménage, son lieu de résidence, le suivi social dont il bénéficie… Une petite participation financière peut parfois être réclamée au bénéficiaire. 
En supplément de ces 3 systèmes d’aide alimentaire, il existe d’autres initiatives : la distribution de nourriture dans les gares et maraudes,  les Colis d’urgence (notamment dans les maisons Croix-Rouge), des Tickets restaurants, des bons alimentaires ou de l’argent liquide distribués par les CPAS…

Plus d'infos ?

  • Le CPAS de ta commune
  • FdSS, Fédération des Services Sociaux
  • Labiso, Laboratoire des innovations sociales