Yvan, 60 ans

Comment êtes-vous devenu déménageur ?

J’ai repris une entreprise de déménagement. Elle existait depuis plus de 100 ans. Il n’y a p

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as de formation pour être déménageur, je devais juste avoir un accès à la profession. Nous faisons partie de la commission paritaire du transport. Pour conduire le camion, il faut aussi avoir un permis de conduire C ou CE.

Une fois qu’on travaille dans une entreprise de déménagement, on peut avoir accès à des formations organisées par la Chambre belge des déménageurs (CBD). Il y a quand même des gestes techniques à connaitre, comme manœuvrer un élévateur. Ils proposent des formations sur les engins de chantier et de manutention.

Lorsqu’on est membre de la CBD, on devient « Déménageur agréé », cela signifie que nous devons être en règle avec le cadre légal en matière de compétence professionnelle et de fiabilité et, notamment, les conditions relatives à l’accès au métier de transporteur par route. On doit avoir un registre de commerce et respecter des tarifs. On doit aussi avertir les clients sur les risques éventuels et sur les modalités d’assurances. Il y a aussi des règles sur le matériel d’emballage, il doit respecter les normes de l'environnement.

En quoi consiste votre métier ?

On déménage (rire). Les gens nous appellent et en fonction de leur demande, on démonte, on emballe, on transporte, on déballe et on monte le mobilier.

Quelle est votre journée type ?

Les journées sont toutes les mêmes. Il y a plusieurs personnes dans l’entreprise. Les commerciaux s’occupent du contact avec les clients et réalisent les devis, il y a aussi des comptables qui gèrent la facturation.  Et il y a les déménageurs, qui déménagent toute la journée.

Quels sont les aspects positifs et négatifs ?

L’aspect positif, c’est le contact avec les clients. Et si on aime le transport, c’est un métier agréable parce qu’on est aussi sur les routes. L’aspect négatif c’est le côté physique, c’est très difficile physiquement. C’est n’est pas facilement tenable d’être déménageur, il faut être sportif.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui va démarrer ?

Il faut avoir de l’argent pour pouvoir se lancer. Le matériel coute très cher, il faut un camion et un élévateur. L’entretien coute cher aussi parce que c’est une machine rare, il n’y a que 4 ou 5 entreprises qui réparent les élévateurs en Belgique.  Il faut aussi choisir la région où travailler, ici à Namur, il n’y a pas beaucoup de concurrence mais par exemple, à Bruxelles, c’est différent.