Le BLOG d'INFOR JEUNES HUY asbl

21 décembre 2014

Introduire une ACTION en justice

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Te souviens-tu de la structure de l’appareil judiciaire? Maintenant que tu sais quel tribunal traite quelles affaires, il est temps de t’éclairer sur la manière dont tu peux porter une affaire devant un tribunal. En jargon judiciaire on parle d’«introduire une action en justice». Attention, pas question de prendre rendez-vous directement avec le juge ! Un juge ne peut s’occuper que des cas qu’on lui soumet valablement. Pour cela, il faut utiliser la bonne formule pour "saisir" un juge…

Que faire si tu es confronté(e) à un problème ?

La loi prévoit différentes manières de saisir un juge: citation, requête, comparution volontaire.

Si ton père ne te verse pas ta pension alimentaire, si tu es en conflit avec ton voisin, si ton propriétaire ne répare pas le châssis de ta chambre, si ta commande passée sur internet n'est jamais arrivée, comment faire valoir tes droits en justice?

Déposer une requête…

Dans certains cas que la loi prévoit, il est possible d’entamer une procédure via une requête contradictoire déposée au greffe. La requête est souvent la formule la moins chère et contient quelques mentions obligatoires telles que : les coordonnées des parties, ce que le demandeur requiert et l’exposé de sa demande. Il est parfois possible de remplir un formulaire de requête directement au tribunal (matière locative, garde d'enfants, contribution alimentaire, ...).

Parfois même, une simple lettre suffit (conflits avec un CPAS par exemple). C’est alors au greffier du tribunal de convoquer les parties au procès afin qu’elles se présentent à l’audience prévue.

Lorsque la requête n'est pas possible, il faut utiliser la citation...

« Citer » quelqu’un en justice, c’est faire appel à un huissier de justice qui remet à la partie adverse une convocation officielle lui ordonnant de comparaître devant un juge. Cette convocation s’appelle la citation ; elle contient les noms des parties, le lieu (adresse du palais de justice), ainsi que la date et l'heure auxquelles l'affaire sera examinée, et elle précise l'objet du procès et les arguments que tu avances.

Généralement, c'est ton avocat qui doit rédiger la citation. Elle coûte entre 150 et 250 euros! Toutes les procédures peuvent être introduites par citation mais, étant donné le coût, tu as intérêt, lorsque c'est possible, à introduire une requête.

Tu peux aussi comparaître volontairement via une requête conjointe…

Lorsque les parties sont d’accord de présenter leur litige à un juge (sans nécessairement déjà être d’accord sur sa solution), elles peuvent utiliser une requête conjointe qu’elles rédigent ensemble en y expliquant leur différend; c'est typiquement le cas des divorces. La comparution volontaire est toujours possible et est la moins couteuse. La citation, la requête et la comparution volontaire sont possibles devant le juge de paix, le tribunal de première instance (chambre civile), le tribunal du commerce et le tribunal du travail. C’est ce qu’on appelle la procédure civile.

Particularités pour les mineurs délinquants et en danger

Pour rappel, le tribunal de la jeunesse traite des affaires impliquant les mineurs. Tu ne peux te rendre devant le tribunal de la jeunesse par toi-même. Seul le ministère public (magistrats qui représentent la société civile et les mineurs) peut décider de porter une affaire devant ce tribunal. Si tu vis une situation difficile chez toi (violence, mauvais traitement, santé en danger, éducation compromise, ...), tu peux contacter toi-même le SAJ (service d'aide à la jeunesse). Ils proposeront une solution à tes difficultés. Si la solution n'aboutit pas, le SAJ demandera au ministère public de soumettre l'affaire au tribunal de la jeunesse.

Attention, tu peux aussi te retrouver devant le tribunal de la jeunesse si tu as commis une infraction ; la police communique ton nom au ministère public qui décide si les faits que tu as commis doivent ou non être soumis au juge.

Plus d’info :

Attention aux coûts et à la longueur des procédures judiciaires !

Toutes les procédures judiciaires ont un coût qui peut parfois être très élevé en fonction de la tournure des événements… De plus, les procédures sont rarement de courte durée…

Alors, avant de te lancer dans des démarches en justice, nous te conseillons d’essayer de régler ton conflit à l’amiable et d’en discuter avec les personnes concernées car le perdant doit payer les frais de justice du gagnant!

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20 décembre 2014

Responsible Young Drivers (RYD)

Au moment des fêtes de fin d’année, tu as très certainement déjà entendu parler des RYD, ces jeunes qui te ramènent chez toi en toute sécurité.

Mais sais-tu que ce n’est pas leur seule action ?

 

Les RYD

C’est un groupe de jeunes bénévoles qui sensibilisent d’autres jeunes à une conduite responsable sans discours moralisateur ni répressif. L’objectif est de promouvoir la sécurité routière en améliorant les comportements et les mentalités des jeunes conducteurs.

Pour mener à bien cette mission, les RYD organisent une série d’actions tout au long de l’année.

 

L'alcootest

Lors des soirées en discothèque, les RYD sont présents dès l’arrivée des jeunes. Leur mission : avoir l’engagement de jeunes qui se portent volontaires pour reprendre le volant sobres. A la fin de la soirée, ils reviennent vers ces jeunes pour voir s’ils ont réussi à tenir leur engagement, en leur faisant passer l’alcootest.

Le but étant de responsabiliser le jeune au danger sans pour autant faire la morale. Un cadeau est offert aux jeunes qui ont respecté leur engagement ; si ce n’est pas le cas, les RYD essayeront de trouver une solution alternative pour une conduite en toute sécurité.

 

Les lunettes Alcovision

Lors d’événements de sensibilisation, les RYD utilisent souvent leurs lunettes Alcovision. Grâce à elles, les jeunes peuvent faire l’expérience des effets de l’influence de l’alcool au volant de façon ludique.

 

La voiture tonneau

Cette voiture permet de simuler l’effet réel d’un accident engendrant des tonneaux. Les occupants se rendent alors compte de l’importance d’attacher sa ceinture de sécurité.

 

Le rapatriement du Nouvel An

Sans doute la plus connue des actions, les jeunes bénévoles sont présents pour rapatrier les personnes qui ne sont plus capables de reprendre la route après la soirée du Nouvel An. S’amuser et profiter de sa soirée en toute sécurité est le but des RYD. Tout le monde peut faire appel aux RYD.

Attention qu’il y a tout de même certaines conditions à respecter, comme disposer de son propre véhicule, communiquer toutes les informations sur le véhicule, compléter un document d’identité, etc.

 

ryd

Encore bien d'autres actions

Les RYD proposent encore bien d’autres actions comme le crash-test, l’Alcokart, la prévention de drogues au volant, le Formapack, le stage de conduite Promove, l’EcoDémo, etc.

Si l’une ou l’autre action t’intéresse, tu peux contacter les RYD via leur site Internet dans l’onglet « contact », un formulaire doit être complété selon ta demande.

 

Toi aussi, deviens bénévole aux RYD !

Toi aussi tu es sensible à la sécurité des jeunes au volant ? Tu as entre 17 et 29 ans et tu souhaites devenir un Responsible Young Driver dans ta région ? Tu t’engages alors à :

- Toujours mettre ta ceinture de sécurité.

- Ne pas conduire sous influence d’alcool ou de drogues.

- Ne jamais prendre de risques inutiles au volant.

Ces engagements restent bien sûr des comportements que tu dois adopter en tout temps!

Tu es partant(e) ? Il te suffit de te rendre sur leur site Internet et de t’inscrire gratuitement. Après ton inscription, tu recevras un document de bienvenue et un responsable de l’antenne locale te contactera afin de discuter avec toi des actions que tu voudrais mener.

 

PLUS D'INFO : www.ryd.be

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Rentrer "SAFE"

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Une soirée improvisée, une invitation au resto, une fête de famille ou une sortie entre amis et les fêtes qui approchent à grands pas…

Parce qu’il n’est pas toujours simple de savoir dans quel état on va rentrer, nous allons, dans ce billet, te donner quelques pistes pour rentrer sain et sauf chez toi…

 

Quelques chiffres tout d'abord :

Savais-tu qu’un tiers des accidents graves recensés en Belgique sont dus à la somnolence au volant et qu’un quart sont provoqués par l’alcool ? Pour remédier à ces chiffres, l’IBSR lance régulièrement des campagnes de prévention. La police le fait également en renforçant les contrôles. Il faut savoir que prendre le volant avec 0,5% d’alcool dans le sang (0,25 milligrammes par litre d'air expiré) est punissable par la loi car non seulement tu te mets en danger, mais tu deviens également un danger pour les autres !

Depuis le 1er juillet 201 4, les amendes pour alcoolémie au volant ont augmenté passant de 1 50€ à 170€ minimum et peuvent aller jusque 12.000€ avec retrait de permis si ton taux d’alcoolémie dépasse les 0,8%.

Le taux d’alcoolémie n’est pas quantifiable en nombre de verres car il dépend de la corpulence, du sexe, de la santé et de l’état de fatigue dans lequel tu te trouves.

Un seul verre peut donc parfois suffire !

La fatigue quant à elle n’est pas punissable mais sache que les conséquences en matière d’accident peuvent être les mêmes. En effet, la fatigue, tout comme l’alcool, diminue la vigilance, la coordination et les réflexes. Il vaut donc mieux réfléchir à deux fois plutôt que prendre des risques inutiles et faire de mauvais choix.

 

Quelques solutions :

- Tout d’abord, tu peux munir ta voiture d’un éthylotest électronique ou chimique (obligatoire dans certains pays limitrophes). Avant de reprendre le volant, tu pourras ainsi effectuer un test pour voir simplement mais précisément si ton taux d’alcoolémie ne dépasse pas le maximum autorisé.

- Trouve et mets-toi d’accord avec ton entourage pour savoir qui sera le « Bob » du soir. Cette personne s’engagera à ne pas boire durant la soirée et ainsi être en l’état pour te/vous reconduire.

- Si tu ne trouves personne, prévois toujours de l’argent dans tes poches pour reprendre un taxi. Il existe l’appli « Taxi finder » que tu peux télécharger sur ton téléphone. Tu peux aussi simplement enregistrer le numéro d’appel général des taxis de la région. Si tu n’as plus d’argent en fin de soirée, tu peux toujours proposer au taxi que tes parents le payent une fois rentré(e) chez toi.

- Les responsables young drivers et les membres de l’asbl « Excepté Jeunes » sont également là pour te ramener avec ta voiture, gratuitement et sereinement.

- Si tu reprends d’autres personnes, n’hésite pas à donner les clés à celui d’entre vous qui possède le permis et qui n’est ni dans un état de fatigue ni d’alcoolémie.

- Si tu ne prends de toute façon pas ta voiture mais que tu circules en transports en commun, sache qu’à Namur, il existe le Taxi TEC. Combiné avec ton abonnement TEC, il ne te coûtera pratiquement rien et sera même gratuit pour tes amis (dans la limite des places du taxi). Il faut juste prévoir d’acheter ton billet en ligne à l’avance.

- Tu peux au préalable consulter et enregistrer les horaires des lignes de transports en commun.

- Une solution toute simple est également de prévoir un endroit où dormir après la soirée (chez des amis ou de la famille) ou de regarder où se trouve l’hôtel le plus proche.

Mieux vaut dépenser quelques sous que de risquer ta vie, et celle des autres !

 

Plus d’info :

- www.jebobbe.be

- www.goforzero.be

- www.infotec.be

- www.exceptejeunes.be

- www.taxi.jebobbe.be

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Les logements d’URGENCE

logement

Savez-vous que le droit à un logement décent est inscrit dans la Constitution belge ? Cela semble imparable. Pourtant, il existe des situations où ce droit élémentaire est remis en question. Il n’est pas rare que des personnes doivent quitter leur logement pour diverses raisons : insalubrité, avis d’expulsion, incendie, personnes fuyant le domicile pour violence, … Des solutions existent : focus sur les logements d’urgence.

 

Qu’appelle-t-on « logement d’urgence » ?

 

C’est un logement destiné aux personnes dans le besoin. Il est loué par le CPAS, pour un loyer modique. Généralement, le contrat de location ne dépasse pas quatre mois (il peut être prolongé une fois).

Il s’agit d’offrir temporairement à ces personnes la sécurité d’un toit, le temps de « se retourner », de se trouver un nouveau logement et d’éviter qu’ils ne s’enfoncent plus loin dans la précarité.

 

Sur quels critères attribue-t-on un logement d’urgence ?

 

L'attribution du logement, qu’il soit social ou d’urgence, se base sur des critères de priorité réglementés.

Un logement d’urgence s’adresse en priorité aux personnes dépourvues de toit :

  • - parce que leur logement est insalubre ou inhabitable
  • - en raison d’un avis d’expulsion
  • - en raison d’un conflit familial (violence conjugale …)
  • - en raison d’une catastrophe (incendie, inondation)
  • - parce qu’elles sont sans-abri
  • - ...

A qui s'adresser ?

 

Ce sont généralement les CPAS qui réceptionnent les demandes de logements d’urgence. Mais tu peux aussi directement t’adresser à l’administration communale, qui t’orientera. Dans certaines communes, des ASBL, mais aussi des sociétés d’habitations sociales, disposent de ce type de logements. Ces différentes institutions travaillent le plus souvent en synergie.


 

A ne pas confondre avec un logement social

 

A la différence du logement social, le logement d’urgence permet d’offrir un toit à des personnes le plus rapidement possible (en cas de logement non disponible, le CPAS peut aller jusqu’à payer un hôtel). Quiconque fait une demande de logement social voit son nom ajouté à une très longue liste d’attente. Selon la situation familiale et sociale, des points sont attribués aux personnes. Ce sont ces points qui déterminent les personnes prioritaires à l’accès au logement.

 

Une offre insuffisante

 

Le besoin en logements d’urgence et logements sociaux reste criant en Belgique. C’est ainsi que certaines personnes et même des familles demeurent dans des logements trop exigus et même insalubres faute de logements disponibles. Depuis plusieurs années, le gouvernement fédéral tente d’augmenter le nombre de ces logements. Mais malgré les financements, la demande est énorme et de nombreuses personnes restent sans toit.

 

Sources:

  • Site du SPP Intégration Sociale, Lutte contre la pauvreté  (dont l’Appel à projets “Augmentation du nombre de logements d’urgence” – 2009 ) : www.mi-is.be   

  • Site de la Société Wallonne du Logement : www.swl.be

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19 décembre 2014

Envie d'être... PSYCHOLOGUE

Prénom : Elise

Age : 31 ans

Diplôme : Master en psychologie

 

En quoi consiste votre profession ?

Je suis psychologue en centre de planning familial, mon travail est donc très varié. D’une part, je réalise des animations sur la vie sexuelle, relationnelle et affective dans les écoles primaires et secondaires ainsi que dans certaines institutions pour personnes handicapées. D’autre part, je reçois en consultation toute personne rencontrant une difficulté dans sa vie et ressentant le besoin d’en parler avec un thérapeute. Aussi, je réalise les consultations d’accueil au centre, où je suis amenée à répondre aux questions relatives à la vie sexuelle et affective.

 

Comment êtes-vous devenue psychologue ?

A 17 ans, lors d’un court stage en tant qu’éducatrice A2 dans une institution pour personnes handicapées, j’ai pu observer le travail de la psychologue et cela m’a motivée à entreprendre des études de psychologie.

J'avais envie d'être rapidement sur le terrain en réalisant de nouveaux stages, alors je me suis d’abord orientée vers le bachelier assistant en psychologie à l’Institut Libre Marie Haps à Bruxelles. Par la suite, j’ai réalisé le master en psychologie à l’Université de Mons.

 

Quels sont les aspects positifs et les aspects négatifs de votre métier ?

Je suis membre d’une équipe pluridisciplinaire, j’ai la possibilité d’échanger sur les situations les plus difficiles avec les autres professionnels de l’équipe afin d’avoir un regard riche et différent sur une même situation. Par ailleurs, la diversité de mon travail est un élément qui me convient particulièrement.

Les aspects négatifs pourraient être l’absence de résultat avec certains patients qui peut parfois être frustrante ainsi que les horaires.

Jorcha

 

Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui se lancerait dans ce métier ?

Il est essentiel d’être conscient qu’exercer le métier de psychologue ne peut en aucun cas servir de thérapie personnelle. Au contraire cela peut parfois nous confronter à nos propres limites. Aussi, le master en psychologie n’est qu’une formation de base, il est donc nécessaire de réajuster ses connaissances tout au long de sa carrière.

 

Les études ?

Depuis la loi du 8 novembre 1993, le titre de « psychologue » est protégé en Belgique.

Il faut réaliser le master en 5 ans pour obtenir ce titre.

Il est également possible de travailler dans le secteur de la psychologie sans être psychologue. En effet, les bacheliers en psychologie proposent une formation professionnalisante plus orientée vers le fait de travailler dans la pratique.

 

…Plus encore

Salaire: 3.200€ bruts

www.bfp-fbp.be/fr

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