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Un TOURISME DIFFERENT : le wwoofing
D’un côté, un fermier ou un particulier qui pratique l’agriculture biologique ou l’éco-construction. De l’autre, un voyageur prêt à s’investir et à rendre service en échange du gîte et du couvert. Entre les deux, un concep
t en plein essor : le wwoofing.
Le wwoofing, c'est quoi ?
Inspirée par les kibboutz israéliens, Sue Coppard, une citadine en manque de nature, a lancé le mouvement en Angleterre en 1970.
Derrière l’acronyme Wwoof, il fallait à l’origine comprendre « Working weekends on organic farms » (week-ends de travail dans des fermes bio). Aujourd’hui, le concept a évolué et Wwoof signifie « World wide opportunities on organic farms » (offres d’emploi mondiales dans les fermes bio).
Progressivement, le mouvement s’est diffusé dans le monde entier. Une centaine de pays font à présent partie du réseau.
Le wwoofing repose sur l’échange. Les hôtes offrent la nourriture, l'hébergement et les occasions d'apprendre contre une assistance en maraîchage, jardinage ou tout autre travail agricole. Le wwoofing exclut tout échange monétaire et propose justement un modèle alternatif.
Pour qui ? Pourquoi ?
Le wwoofing est ouvert à tout le monde, quel que soit l’âge ou la nationalité. Pas besoin d’être un fin connaisseur du compostage ou de l’apiculture !
L’essentiel : avoir envie d’apprendre et être sensible à la protection de l’environnement puisque vous partagerez le quotidien de fermiers bio ou de personnes ayant un rapport privilégié avec la nature.
Plus largement, l’ambition du wwoofing est aussi, grâce à ce partage de connaissances et à cette chaîne de rencontres, de diffuser les principes d’une agriculture plus respectueuse de l’environnement et de défendre ainsi la biodiversité. Le wwoofing permet également de favoriser la communication au sein du mouvement de l’agriculture biologique et de créer des liens entre citadins et ruraux.
Sur place...
La plupart des hôtes apprécient que les wwoofers restent au moins une semaine, ce qui semble le minimum pour s’imprégner du lieu et se sentir utile.
Quelques-uns acceptent des passages de quelques jours, notamment au moment de la pleine saison, mais c’est assez rare.
L’hôte s’engage à partager son savoir-faire. Il sera donc là pour vous apprendre des choses. Votre rôle consiste à lui rendre service dans sa vie quotidienne, sans obligation de rentabilité ou de performance. Vous lui consacrerez cinq à six heures par jour et vous aurez des jours de congé, définis avec lui.
Les tâches sont aussi variées qu’il y a d’hôtes ! Retaper un corps de ferme, cueillir des fruits, soigner les animaux, débroussailler un terrain, entretenir le potager… La liste est longue !
Le logement peut se faire en yourte, en tipi, en tente, en caravane, en chambre individuelle… Il n’y a aucune règle.
Certains peuvent vous demander d’apporter une tente.
En Belgique ou à Hawaii ?
Il n’est pas forcement nécessaire d’aller à l’autre bout du monde pour expérimenter le wwoofing ! En Belgique, il y a actuellement une trentaine d’hôtes. Le wwoofing est très développé en Europe, à des degrés divers selon les pays. Le mouvement est également bien implanté aux Etats-Unis, au Canada, et dans de nombreux pays d’Asie. L’Australie et la Nouvelle-Zélande font partie des pays les plus actifs. En Afrique, le mouvement est actuellement embryonnaire. Il existe néanmoins des associations au Cameroun, au Ghana, en Sierra Leone et en Ouganda. La liste des hôtes par pays est disponible sur le site www.wwoof.org
Plus d’info :
- le site international du wwoofing : www.wwoof.org
- le site français du wwoofing : www.wwoof.fr
Le JOB étudiant de A à Z : législation 2013
L’étudiant peut travailler comme « jobiste », à partir de 15 ans (s’il a suivi les deux premières années de l’enseignement secondaire) ou avoir 16 ans.
DUREE DE TRAVAIL :
50 jours à répartir sur l’année civile (de janvier à décembre). Si l’étudiant souhaite travailler plus que les 50 jours attribués par l’Etat, c'est possible mais alors il perd l'avantage des cotisations sociales réduites. A partir de son 51e jour de travail chez le même employeur, les cotisations sociales normales sont dues pour la période totale de travail. Exemple : si l’étudiant travaille 55 jours chez le même employeur la cotisation sera due pour les 55 jours.
Par contre, si l’étudiant travaille 50 jours chez un employeur et 7 jours chez un autre, la cotisation normale sera due pour les 7 jours supplémentaires.
Obligation pratique en un clic qui va t’aider à comptabiliser tes jours restants de travail :
Attention, ne rentre pas dans le comptage de tes 50 jours :
• Le travail occasionnel, c’est-à-dire un contrat pour travailler au maximum 8h/semaine (ex : pour les besoins du ménage, baby-sitter)
• Le travail dans le secteur socio-culturel avec un maximum de 25 jours par an (ex : moniteur de plaine de jeux, moniteur sportif)
• Le travail saisonnier (ex : vendanges, cueillette de fruits)
SALAIRE DE L’ETUDIANT :
Le salaire va dépendre de l’âge et du secteur d’activité dans lequel le jeune travaille, la rémunération est fixée par des conventions collectives au sein des différents secteurs d’activité (horeca, alimentation…). Les barèmes peuvent ainsi varier d’un secteur à l’autre. Pour obtenir les barèmes s’adresser au Contrôle des lois sociales.
Exemple : un jeune de 18 ans qui travaille dans un restaurant, n’aura pas le même salaire qu’un jeune de 16 ans qui travaille dans un supermarché.
CONTRAT DE TRAVAIL :
Le contrat d’occupation étudiant écrit est obligatoire et doit être signé au plus tard au moment de l’entrée en service. Il est rédigé en 3 exemplaires (un pour l’employeur, un pour l’étudiant et un pour le Contrôle des lois sociales). Le contrat est une garantie, en cas d’accident, en cas de non-paiement du salaire, il permet aussi d’éviter le travail au noir.
Nouveau : ton contrat peut être d’une durée de douze mois chez le même employeur !
CLAUSE D’ESSAI :
Minimum 7 jours et maximum 14 jours.
NB : si aucun contrat, convention, règlement ne définit une période d’essai, celle-ci s’élève automatiquement à 7 jours. Pendant les 7 premiers jours de la période d’essai, il ne peut être mis fin au contrat que pour un motif grave.
RESILIATION DU CONTRAT :
En cas de rupture du contrat avant le terme prévu, il faudra respecter une période de préavis variable suivant la durée de travail et qui rompt le contrat soit l’employeur ou l’étudiant.
La rupture de contrat débute le lundi suivant la semaine de la notification officielle de résiliation.
ALLOCATIONS FAMILIALES :
Pour garder ses droits aux allocations familiales, l’étudiant ne peut dépasser 240 heures de travail par trimestre.
FISCALITE :
Pour rester fiscalement à charge de ses parents, l’étudiant ne peut dépasser un montant annuel de ressources qui varie suivant la situation familiale (revenus 2013) :
L’étudiant est à charge de ses deux parents : les ressources nettes de l’étudiant ne peuvent excéder 3.070 euros nets imposables.
L’étudiant est à charge d’un contribuable isolé : les revenus de l’étudiant ne peuvent excéder 4.440 euros nets imposables.
Attention : le calcul tient compte de tous les revenus supplémentaires tels que : les pensions alimentaires, les immeubles dont l’étudiant serait propriétaire, le revenu des capitaux (si + de 18 ans),…
ONSS :
Beaucoup plus simple qu’auparavant, un seul taux pour la cotisation de solidarité : 8,13% toute l’année dont 2,71 % à charge de l’étudiant.
STAGE D’INSERTION PROFESSIONNELLE anciennement appelé stage d’attente:
Le stage d’insertion professionnelle destiné aux étudiants qui terminent leurs études dure 310 jours à partir du 1er aout !
Travail étudiant pendant vos études n’est pas pris en compte comme stage d’insertion professionnelle. Il ne raccourcit pas et ne prolonge pas non plus votre stage.
Travail étudiant après vos études est pris en compte comme stage d’insertion professionnelle, s’il est situé après le 31 juillet qui suit la fin de vos études. Exemple : le travail étudiant que vous effectuez au mois d’août et/ou au mois de septembre qui suit la fin de vos études compte comme stage d’insertion professionnelle.
Le point sur l'IVG
Si tu es confrontée à une grossesse non désirée, tu peux te poser la question de recourir à une interruption volontaire de grossesse. Le législateur a fixé des conditions bien précises dans lesquelles tu peux avorter.
Les dispositions légales :
La loi belge ayant, en partie, dépénalisé l’avortement a été adoptée après un long processus législatif.
A côte de cette loi, un arrêté royal a mis en place une Commission nationale d’évaluation chargée d’évaluer l’application des dispositions de la loi.
Les conditions légales :
La loi n'autorise pas l'avortement mais elle le dépénalise de manière conditionnelle.
Cela signifie que si certaines conditions sont remplies, les personnes qui y ont recours (la femme) et celles qui l’ont pratiqué (le médecin), ne peuvent pas être poursuivies.
L’article 348 du Code pénal : interdiction totale :
cette disposition punit de réclusion toute personne qui aura fait avorter une femme n’y ayant pas consenti, en lui ayant fait administrer un breuvage, un aliment, un médicament, ou par tout autre moyen quelconque.
L’article 350 du Code pénal : pas d’interdiction si les conditions cumulatives suivantes sont respectées :
- L'interruption est demandée par la femme en situation de détresse ;
- L’interruption est pratiquée avant la fin de la 12e semaine suivant la conception ;
- L’intervention a lieu six jours au moins après une 1e consultation auprès du médecin et si la femme a exprimé par écrit, le jour de l’intervention, « sa détermination à y faire procéder ».
Quid au-delà des douze semaines ?
L’interruption de grossesse peut être pratiquée au-delà des douze semaines uniquement si la poursuite de la grossesse met en péril grave la santé de la femme ou lorsqu’il est certain que l’enfant à naître sera atteint d’une affection d’une particulière gravité et reconnue au moment du diagnostic. L’avis d’un second médecin est alors nécessaire.
Une mineure peut-elle consentir à une I.V.G.?
La loi n'évoque pas de conditions d'âge donc il faut faire appel aux principes généraux. En principe, le consentement de tes parents est obligatoire pour tout traitement médical.
Toutefois, le médecin devra apprécier si la mineure a la faculté de discernement, c'est-à-dire, si elle est en mesure d’apprécier elle-même ses intérêts et si elle peut apprécier la portée et les conséquences de ses actes. S'il estime que oui, le consentement des parents ne sera pas nécessaire. Dans la pratique, le consentement des parents est en général exigé pour les mineures de moins de 14 ans.
A qui s'adresser ?
Si tu as un doute sur une éventuelle grossesse, tu peux t’adresser à ton médecin traitant, ou directement à un planning familial. Tu seras alors soutenue dans ta réflexion. Il est bien sûr important d’être accompagnée dans ces démarches, et selon ton cas, par l’homme dont tu es enceinte ou par toute autre personne qui t’es proche.
PLUS D’INFO : pour trouver un planning familial : www.loveattitude.be
Envie d’être… EXPERT-COMPTABLE
Prénom : ERIC
Age : 30 ans
Expert-comptable et gérant d'un bureau de comptabilité de 4 employés depuis 30 ans.
En quoi consiste votre profession ?
L expert-comptable offre ses services aux entreprises dans le cadre de l’organisation et de la tenue de leur comptabilité, de conseils en matière fiscale et rédige des rapports requis tout au long de la vie de l’entreprise (constitution, transformation, cession, liquidation…).
La variété de ces interventions fait de l’expert-comptable le conseiller privilégié des entreprises et de leurs dirigeants.
Comment êtes-vous devenu expert-comptable ?
Mon grand-père exerçait cette profession, et comme il était à l’âge de la retraite, il m’a beaucoup influencé afin que je reprenne son bureau de comptabilité.
J’ai fait des études de bachelier en comptabilité, option expertise-comptable en cours du soir et la journée, je travaillais avec mon grand-père.
L’expérience acquise la journée m’a permis de gagner du temps dans la formation (théorique le soir et pratique le jour). Ce cursus est un peu particulier, aujourd’hui, il faut plutôt passer par une école supérieure, et par la suite, si tu souhaites obtenir le titre officiel d’expert-comptable, tu dois réussir les examens et effectuer un stage via l’Institut des Experts-Comptables et des Conseils Fiscaux.
Pour plus de détails, tu peux consulter leur site www.iec-iab.be
Quels sont les aspects positifs et les aspects négatifs de vote métier ?
En ces temps difficiles, le métier offre de belles perspectives. La simplicité administrative n’étant pas pour demain, les entreprises continueront à demander nos services.
Nous devons répondre aux besoins des entreprises en terme de conseils, de suivi, et de plus en plus, en se projetant vers l’avenir. La comptabilité devient alors un outil de gestion.
L’aspect le plus négatif de mon métier a lieu lors de l’accompagnement d’entreprises en difficultés et lorsque, malgré tous les efforts, il n’est pas possible de trouver des solutions.
Nous pouvons également assister les contribuables lors des contrôles de l’administration fiscale, et il faut reconnaître que dans la plupart des cas, les relations sont cordiales, chacun faisant son métier.
Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui se lancerait dans ce métier ?
Si tu es intéressé par cette profession, il t'appartient de suivre une solide formation théorique, et dès l’entrée dans la vie active, de trouver un maître de stage, qui te permettra d’acquérir l’expérience requise non seulement pour réussir les examens et obtenir le titre officiel d’expert-comptable, mais aussi pour conseiller et aider au mieux tes futurs clients !
...Plus encore
Le salaire fluctue beaucoup suivant la situation (employé ou indépendant). C'est pourquoi il est difficile de donner une idée de salaire, mais souvent de nombreux avantages sont accordés (voitures de fonction, gsm, matériel informatique...).
La profession de comptable est également reconnue, plus d'infos sur www.ipcf.be






